Catégories : Pétrole & gaz

12,2 Temps de lecture :

13 août 2026

Optimisation des itinéraires de livraison de carburant grâce au capteur connecté Four Data

Partager
Optimisation des itinéraires de livraison de carburant pour un parc de cuves de stockage surveillées par des capteurs Four Data

Résumé

7 min de lecture · Mis à jour le 6 août 2026

Dans cet article

Lorsque l’approvisionnement en produits raffinés se raréfie, la question que se pose le distributeur n’est plus « quelle quantité dois-je livrer cette semaine ? », mais «quelle cuve dois-je remplir en premier? ». Un répartiteur chargé de gérer deux cents cuves de clients, à la fois par téléphone et à partir de relevés manuels, ne dispose pas de cette réponse à portée de main.

Ils envoient des camions à moitié vides vers des sites bien desservis, tandis qu’un client essentiel passe sous le seuil sans préavis. Les données de niveau, transmises à intervalles réguliers depuis chaque cuve, modifient ce compromis : elles classent les livraisons en fonction des jours d’autonomie réels plutôt que selon les habitudes d’itinéraire. C’est le sujet de cet article : transformer une mesure sur le terrain en ordre de priorité logistique.

Comment établissez-vous les priorités pour les livraisons de carburant lorsque les stocks s’amenuisent ? Vous croisez trois données pour chaque cuve : le niveau réel mesuré, la consommation moyenne récente et le délai de livraison réalisable. L’autonomie restante en jours en découle. Les cuves dont l’autonomie passe en dessous du délai de réapprovisionnement sont placées en tête de la liste des livraisons, avant les sites qui disposent encore d’une marge suffisante.

Chiffre clé
Le 31 juillet 2026, les stocks américains de distillats ont chuté à 107,2 millions de barils, soit environ 12 % de moins que la moyenne sur cinq ans, dans un contexte d’exportations record de diesel (1,884 Mbpd) — signe d’un resserrement de l’offre dans le bassin atlantique.

Ce qu’indique le rapport d’étude d’impact environnemental du 5 août 2026

Le 5 août 2026, l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a publié son rapport hebdomadaire portant sur la semaine se terminant le 31 juillet. Les stocks commerciaux de pétrole brut ont augmenté de 2,5 millions de barils, pour atteindre 407,0 millions, alors que les analystes s’attendaient à une baisse.

Les produits raffinés présentent une situation tout à fait différente : les stocks de distillats ont baissé de 3,5 millions de barils, pour s’établir à 107,2 millions, soit environ 12 % de moins que la moyenne sur cinq ans. Cette baisse s’explique par des exportations record de gazole, à 1,884 million de barils par jour, ce qui représente le niveau le plus élevé enregistré par l’EIA depuis 2010.

Signal de marché · EIA
Stocks de distillats aux États-Unis — variation hebdomadaire (juillet 2026)
10 juillet
+4,6 Mo
17 juillet
+1,4 Mo
24 juillet
+1,1 Mo
31 juillet
−3,5 Mo
Constitution des stocksTirage au sort des actions
107,2
Millions de barils
stock au 31 juillet 2026
−12 %
par rapport à la moyenne sur 5 ans
inférieur à la normale
1,884
Exportations de gazole en millions de barils par jour
record depuis 2010

Source : EIA (États-Unis), Rapport hebdomadaire sur la situation pétrolière — Évolution des stocks de distillats (semaines se terminant les 10, 17, 24 et 31 juillet 2026).

Remarque
Le groupe des distillats moyens comprend le gazole routier, le fioul domestique, le gazole non routier (GNR) et le kérosène — tous issus de la même fraction de raffinage. Lorsque leurs stocks diminuent, ces produits, qui constituent la cible principale des distributeurs équipés par Four Data, deviennent plus difficiles à obtenir.

Ces chiffres concernent le marché américain, et non les cuves françaises. Ils n’en restent pas moins un baromètre utile : le diesel et le fioul domestique s’échangent au sein d’un bassin atlantique interconnecté, et les exportations américaines record puisent dans les mêmes sources d’approvisionnement que celles des distributeurs européens. Pour un distributeur, le message opérationnel est simple : mieux vaut livrer de manière appropriée que de livrer par habitude.

Pourquoi les distributeurs d’essence, de gazole et de gazole hors route sont en première ligne

Pour un distributeur de carburant, les tensions du marché ne se traduisent pas simplement par une hausse des prix. Elles se répercutent sur sa logistique. Chaque semaine, l’approvisionnement se resserre ; une seule livraison mal acheminée coûte doublement : en marge sur le produit et en kilomètres parcourus sur des itinéraires qui auraient pu attendre.

Quatre familles de produits partagent la même fraction de raffinage et la même exposition :

  • le diesel hors route (GNR) sur les chantiers de construction ;
  • du diesel destiné aux flottes captives ;
  • fioul domestique ;
  • fioul lourd destiné aux sites industriels.

Un responsable des opérations qui dispose d’une vue d’ensemble sur les jours d’autonomie de chaque site maîtrise également les compromis à faire : reporter une livraison non urgente, regrouper deux sites proches, éviter un aller-retour pour une cuve dont le niveau tiendra encore dix jours. Sans données de terrain, ces décisions sont prises à l’aveuglette.

Auparavant : une intervention sur le terrain gérée par téléphone

Dans de nombreuses entreprises, le suivi des stocks clients s’effectue encore par le biais d’appels téléphoniques, de tournées de contrôle et de relevés manuels. Cette méthode fonctionne tant que le parc reste de taille modeste. Dès que l’on dépasse quelques centaines de cuves, de citernes, de silos ou de conteneurs IBC, elle perd toute efficacité.

Les symptômes sont toujours les mêmes :

  • des camions qui partent à moitié vides;
  • les livraisons d’urgence facturées à un tarif majoré ;
  • des données dispersées entre une feuille de calcul, un cahier et la mémoire du conducteur ;
  • un service client qui est informé de la rupture de stock en même temps que le client.

Pour les produits sensibles tels que le fioul domestique, le gazole hors route, le GPL ou l’AdBlue, cette incertitude se transforme en un problème opérationnel, commercial et parfois réglementaire.

À l’attention d’
Une livraison d’urgence coûte, selon notre modèle, environ 120 €: un chauffeur sur la route coûte près de 4 € par kilomètre, camion et carburant compris. Chaque itinéraire mal planifié est payé deux fois.

Les trois points de données à franchir

Un arbitrage judicieux en matière d’itinéraire ne repose pas uniquement sur le niveau. Trois éléments sont pris en compte :

  • niveau réel — le contenu mesuré de la cuve, exprimé en volume ou en pourcentage de remplissage ;
  • consommation — le rythme auquel le site vide sa cuve, calculé sur la base des dernières semaines ;
  • délai de livraison — le temps nécessaire à un camion pour rejoindre le site, une contrainte tant géographique que logistique.

À partir de ces trois éléments, on obtient l’autonomie en jours: le nombre de jours avant que la cuve n’atteigne son seuil critique. C’est cette autonomie, et non le niveau brut, qui doit déterminer l’itinéraire. Une cuve à 40 % qui se vide rapidement et se trouve à deux heures de route est plus urgente qu’une cuve à 25 % qui reste stable et se trouve à proximité.

Avec Four Data : les données de terrain deviennent un critère de routage

FOUR DATA conçoit et fabrique ses capteurs, développe ses plateformes et met en œuvre l’ensemble de la chaîne en interne, au sein d’un écosystème de télémétrie IoT pour cuves. Cette chaîne complète, du capteur à l’assistance sur le terrain, distingue l’entreprise des acteurs spécialisés uniquement dans le matériel ou uniquement dans les logiciels.

Pour la surveillance des stocks de carburant, des capteurs de pression mesurent le niveau des cuves en surface ou enterrées contenant du fioul domestique, du gazole hors route, du gazole ou de l’AdBlue, et transmettent les données via les réseaux NB-IoT, LTE-M, LoRaWAN ou Sigfox, en fonction de la couverture du site. Les relevés sont transmis à la plateformeDesk, où l’opérateur visualise sa flotte, définit des seuils d’alerte et planifie des itinéraires en fonction des niveaux réels. L’interface en marque blanche de Sens offre au client final une visibilité personnalisée.

Domaine
Capteurs de pression
cuves hors sol / enterrées

Réseau
Réseau à faible consommation
NB-IoT / LTE-M / LoRa / Sigfox

Cloud
Plateforme de bureau
niveaux, seuils, itinéraires

Utilisation
Opérateur et client
Interface « Routes & Sens »

Architecture Four Data — du capteur intégré dans la cuve jusqu’à la planification des tournées, en passant par les plateformes Desk (opérateur) et Sens (client final).

Pour les dépôts et les plateformes de distribution, l’offre NOVA PRESSION permet de centraliser la supervision de plusieurs réservoirs de carburant sur un même site. L’ensemble s’intègre au système de gestion du distributeur via une API, ce qui évite la multiplication d’outils isolés.

Conseils d’experts
Nous classons les cuves en fonction de leur autonomie réelle en jours, et non pas uniquement en fonction du niveau affiché : une cuve plus pleine mais dont le niveau baisse rapidement et qui se trouve loin est prioritaire par rapport à une cuve dont le niveau est bas mais stable et qui se trouve à proximité. C’est cette combinaison niveau × consommation × délai qui transforme une mesure en ordre de priorité pour l’itinéraire.

Four Data ne se contente pas d’installer un capteur connecté : l’entreprise associe des capteurs industriels, une connectivité à faible consommation, une supervision SaaS et une assistance sur le terrain afin de transformer une mesure de niveau en commande.

Vous gérez un parc de cuves de carburant et souhaitez établir un ordre de priorité en fonction de l’autonomie réelle en jours ? Exposez votre cas à nos équipes.

Quels changements de mesure, avec les chiffres ?

La valeur d’un capteur ne se mesure pas uniquement à sa précision, mais aussi aux économies qu’il permet de réaliser au niveau des opérations. Notre modèle de retour sur investissement prend pour point de départ un distributeur type : 100 cuves surveillées, une flotte de 5 camions, une trentaine de livraisons d’urgence par an.

Le coût moyen d’un capteur est d’environ 250 €, pour un abonnement annuel de 49,5 € par capteur. En réduisant les livraisons d’urgence d’environ 70 % et le nombre de kilomètres parcourus d’environ 10 %, ce modèle permet d’estimer les économies annuelles à près de 32 500 €, avec un délai de rentabilité d’environ onze mois et une réduction d’environ 13,5 tonnes de CO₂.

−70 %
Livraisons d'urgence
évité (modèle de retour sur investissement)
−10 %
Kilomètres parcourus
moins
≈ 32 500 €
Économies estimées
par an
≈ 11 mois
Retour sur investissement
estimé

Modèle de retour sur investissement « Four Data » — 100 cuves surveillées, 5 camions, environ 30 livraisons d'urgence par an. Ordres de grandeur (≈ 13,5 t de CO₂ évitées), à recalibrer pour chaque flotte.

Ces valeurs restent approximatives et doivent être recalibrées à partir des données réelles de chaque flotte avant tout engagement.

Après : passer d’une gestion réactive à une gestion anticipée des expéditions

Avant · réactif
  • itinéraire établi le matin, en fonction des appels reçus ;
  • les relevés manuels, le tableur et la mémoire du conducteur ;
  • camions à moitié vides, livraisons d’urgence à environ 120 € ;
  • un défaut de concentricité constaté en même temps que le client.
Après · préparé
  • itinéraire tracé la veille à partir de « days-of-autonomy » ;
  • des seuils d’alerte avant d’atteindre le point critique ;
  • un service client qui assure le suivi de la commande ;
  • des décisions fondées sur des données, et non sur des habitudes.

Une fois les cuves équipées, les équipes passent d’un mode d’intervention réactif à un mode de répartition anticipée. L’itinéraire est établi la veille en fonction de l’autonomie des cuves, et non en fonction des appels reçus le matin même. Des seuils d’alerte signalent à l’avance l’approche du point critique et réduisent le recours aux vérifications manuelles. Le service client anticipe la commande et communique plus tôt.

Il ne s’agit pas d’une promesse que tout se passera sans encombre — un capteur ne remplit pas les cuves. Il s’agit plutôt de réduire l’incertitude et d’offrir aux responsables de la répartition une base fiable pour prendre leurs décisions, en particulier pendant les semaines où chaque litre de distillat compte.

Erreur courante
: équiper des cuves sans repenser la logique d’itinéraire. Les données ne servent à rien si l’itinéraire reste établi par habitude : c’est le classement en fonction de l’autonomie, et non le capteur seul, qui permet d’économiser des kilomètres.

Avec près de 80 000 capteurs déployés à travers l’Europe, sur les flottes de distributeurs tels qu’Antargaz Energies, Vitogaz, Dyneff et Picoty/Brétéché, Four Data a conçu ses plateformes selon cette logique de priorisation.

FAQ

Vous classez les cuves en fonction du nombre de jours d’autonomie restants, et non en fonction du niveau affiché. Une cuve de faible niveau mais à consommation lente, située à proximité du dépôt, passe après une cuve plus pleine qui se vide rapidement et se trouve loin de celle-ci. La plateforme Desk calcule cette autonomie par site et met en évidence les cuves dont le délai restant avant le seuil passe en dessous du délai de livraison.
Oui. Les capteurs de pression Four Data s’adaptent aussi bien aux cuves hors sol qu’aux cuves enterrées, qu’il s’agisse de fioul domestique, de gazole, de gazole hors route ou d’AdBlue. Le choix de la technologie dépend de la cuve, du produit et des contraintes d’installation, tous ces éléments étant validés lors de l’étude des besoins.
Four Data prend en charge les technologies NB-IoT, LTE-M, LoRaWAN et Sigfox. Un test de couverture réseau, réalisé avant le déploiement, permet de déterminer, site par site, la technologie la plus fiable. Un site rural isolé et un dépôt urbain ne nécessitent pas la même solution.
Oui. Les plateformes Desk et Sens proposent des API qui s’intègrent à un ERP ou à un outil métier existant. Les niveaux de stock, les alertes et l’historique deviennent ainsi exploitables au sein de vos processus existants de commande, de facturation et de planification.
Des rapports tels que celui de l’EIA évaluent les stocks américains, mais ils reflètent également la situation d’un marché atlantique interconnecté. Les tensions sur les distillats, combinées à des exportations record, se répercutent sur les prix et les délais d’approvisionnement en Europe. Il vaut donc mieux s’appuyer sur les jours d’autonomie réels plutôt que sur des itinéraires fixes.

Classez vos cuves de carburant par ordre de priorité en fonction de leur autonomie réelle en jours

Les équipes de Four Data procèdent à un audit de votre flotte, identifient les équipements prioritaires et vous proposent une architecture de capteurs, de connectivité et de plateforme adaptée aux contraintes de votre terrain.

Contactez-nous
Définissez le périmètre de votre projet de hiérarchisation des itinéraires
Quentin Gauthray et l’équipe Grands Comptes France

Cet article a été rédigé avec le concours de Quentin Gauthray, responsable des grands comptes France chez Four Data, qui accompagne les distributeurs d’énergie dans l’optimisation logistique de leurs flottes de cuves.

Gérez-vous un parc de cuves ?

Surveillez vos niveaux à distance et anticipez vos opérations !

Ces articles pourraient également vous intéresser :