Veeder-Root, GIR : connectez votre automate programmable à FOUR DATA pour contrôler vos dépôts isolés

Résumé
14 min de lecture – Publié le 12 mai 2026 – Mis à jour le 2 juin 2026
Article rédigé avec le concours de François Clément, directeur commercial chez FOUR DATA. Depuis plus de cinq ans, FOUR DATA accompagne les distributeurs d’énergie et les gestionnaires de flottes dans le déploiement multisite de capteurs connectés et d’automates programmables.
Sommaire
Le prix du Brent a dépassé les 119 dollars le baril début mai 2026, contre 63 dollars en octobre 2025. En sept mois, le coût d’achat d’une livraison a presque doublé. Pour un distributeur de fioul ou un gestionnaire de flotte, chaque litre stocké au mauvais moment va grignoter la marge. Chaque rupture de stock se traduit par une réclamation d’un client. Et de nombreux exploitants constatent qu’ils gèrent leurs dépôts les plus stratégiques à l’aide d’un automate programmable (PLC) Veeder-Root, GIR, ERLA ou Tecalemit installé il y a dix ans, qui effectue des mesures très précises – mais uniquement au niveau local. Les données restent affichées sur l’écran de la console.
Comment puis-je connecter un système de mesure automatique à FOUR DATA ?
En connectant la sortie de communication de votre automate programmable (PLC) — qu’il s’agisse d’un Veeder-Root TLS, d’un GIR W150/W250/W400, d’un ERLA Epack/EpackWeb ou d’un système Tecalemit — à un module FOUR DATA. Le module lit les niveaux, les températures et les alarmes, puis les transmet via le réseau 4G à la plateforme Desk. Votre API existant conserve ses fonctions locales de mesure et de conformité. FOUR DATA ajoute une supervision multisite, des alertes mobiles et une journalisation centralisée, sans remplacer votre matériel existant.
Chiffre clé
Le prix du Brent a atteint un pic de 119 dollars le baril en mai 2026 (+89 % depuis octobre 2025), avant de redescendre à 96 dollars début juin. Sur 100 m³ de fioul, la différence entre un approvisionnement bien et mal calibré dépasse 6 000 € par cuve.
Crise iranienne, volatilité du Brent : pourquoi les marges des détaillants se jouent au centime près
Depuis le début du conflit américano-israélien avec l’Iran en février 2026, le détroit d’Ormuz est resté partiellement bloqué. Environ un cinquième du pétrole brut mondial transitait auparavant par ce passage. Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions concernant le cours moyen du Brent en 2026, le faisant passer de 77 à 85 dollars ; J.P. Morgan évoque des scénarios à 110 dollars pour l’année, tandis qu’UBS table sur une trajectoire pouvant atteindre 150 dollars en cas de blocage prolongé.
Pour un détaillant, cette volatilité du Brent n’est pas une simple donnée macroéconomique. Il s’agit d’un risque opérationnel direct.
Sur 100 m³ de fioul achetés en octobre, puis revendus à la mi-mai, la différence s’élève à plus de 6 000 euros par citerne. Le distributeur qui achète au plus haut, livre avec retard ou subit une rupture de stock l’obligeant à recourir à un approvisionnement d’urgence au plus fort de la crise perd directement sa marge. À l’inverse, ceux qui peuvent suivre leurs niveaux en temps réel sur l’ensemble de leurs sites peuvent s’adapter : faire le plein avant la prochaine secousse, lisser les livraisons, anticiper les pénuries de quelques heures chez leurs clients.
Les données de terrain constituent la matière première de la gestion. Mais elles doivent encore sortir de la salle technique du dépôt.
Veeder-Root, GIR, ERLA, Tecalemit : des références bien établies, mais présentant toutes le même angle mort
De nombreux dépôts de carburant et stations-service privées sont déjà équipés. Et pas n’importe comment : ils disposent de distributeurs automatiques de référence fiables, dont certains sont en service depuis dix ou quinze ans.
Veeder-Root (groupe Gilbarco Veeder-Root) est la référence mondiale en matière de mesure électronique. Plus d’un demi-million de consoles TLS-200, TLS-250, TLS-350, TLS-4 et TLS-450 PLUS sont installées à travers le monde. Ces équipements mesurent les niveaux à l’aide de sondes magnétostrictives, gèrent jusqu’à 64 sondes selon le modèle, détectent les fuites, surveillent la présence d’eau dans les réservoirs souterrains et déclenchent des alarmes locales en cas de dépassement des seuils haut et bas. Sur un écran tactile ou via une interface Web locale, l’opérateur dispose d’une vue d’ensemble complète. Mais l’interface s’arrête à la porte.
GIR est l’acteur français de référence dans la gestion des stations-service privées. Sa solution entièrement en ligne gère les terminaux d’accès des conducteurs et des véhicules à l’aide de badges, autorise le ravitaillement, enregistre chaque transaction et alimente une plateforme cloud SaaS. En ce qui concerne l’inventaire des réservoirs, les automates programmables W150, W250 et W400 intègrent une jauge électronique ; toutefois, la centralisation multi-sites et l’intégration aux plateformes de supervision IoT du distributeur restent souvent à mettre en place.
Deux autres écosystèmes sont également largement déployés en France et en Europe. ERLA Technologies, un fabricant français, équipe de nombreux dépôts et stations privées avec sa gamme Epack et son logiciel EpackWeb. Quant à Tecalemit, spécialiste allemand de la gestion des fluides, sa gamme TECALEMIT Flow est présente dans les dépôts industriels et les flottes de services publics.
La conclusion est claire. Cet équipement remplit bien sa fonction : la mesure locale et la conformité réglementaire. Mais trois fonctions font presque toujours défaut:
- vue d’ensemble d’ une flotte de 5, 20 ou 100 dépôts
- des notifications push sur mobile destinées au responsable des opérations, et pas seulement la sirène locale
- une API ouverte vers l’ERP du distributeur, afin que le niveau des réservoirs déclenche la planification logistique sans intervention humaine
Remplacer un Veeder-Root TLS-450, un terminal GIR W400, un ERLA Epack ou un Tecalemit Flow pour bénéficier de ces fonctionnalités n’a aucun sens. Ces équipements sont amortis, certifiés et opérationnels. La logique à adopter est celle de la modernisation: ajouter une couche de données IoT à ce qui existe déjà.
La méthode FOUR DATA : une mise à niveau IoT connectée à votre API
Nos techniciens connectent le module FOUR DATA à votre automate programmable (PLC) selon l’une des trois méthodes suivantes, en fonction de la configuration en place. Le système de gestion existant conserve son rôle de mesure locale et sa conformité réglementaire.
1. Liaison série numérique. La plupart des consoles TLS de Veeder-Root, des automates GIR et des systèmes ERLA Epack / EpackWeb sont équipés d’un port série RS-232 permettant l’exportation des données. Notre module se connecte à ce port, lit le protocole de l’automate, convertit les trames et les transmet à Platform Desk via le réseau 4G. Les niveaux et les alarmes sont signalés toutes les heures, ou plus fréquemment selon les paramètres définis.
2. Récupération des relais et des contacts secs. Si votre API ne dispose que de sorties tout ou rien (alarme de limite haute, alarme de limite basse, protection contre le débordement), nous récupérons ces contacts afin de signaler les événements critiques en temps quasi réel. La supervision locale reste autonome ; FOUR DATA ajoute une couche d’alerte centralisée et une traçabilité horodatée.
3. Capteur parallèle ou signal analogique. Pour les jauges plus anciennes, non compatibles ou propriétaires, deux options s’offrent à vous. Soit nous récupérons le signal analogique directement à partir de la jauge existante – ce qui constitue la solution la plus économique lorsque cela est possible. Soit nous installons un capteur FOUR DATA dédié (TEK822 à pression, NOVA à pression ou TEK811 à ultrasons, selon le fluide) en parallèle avec la sonde existante. Dans les deux cas, votre console conserve sa conformité et vous récupérez les données connectées pour le contrôle à distance.
L’écosystème compatible d’aujourd’hui
Le module FOUR DATA s’interface avec la plupart des systèmes automatiques de mesure et de gestion installés en France et en Europe :
- Veeder-Root – Consoles TLS-200, TLS-250, TLS-350, TLS-4 et TLS-450 PLUS
- GIR – Contrôleurs W150, W250 et W400
- ERLA Technologies – Gamme d’automates programmables et de logiciels Epack / EpackWeb (fabricant français, erla.fr)
- Tecalemit – systèmes de gestion des fluides, notamment la gamme TECALEMIT Flow(tecalemit.de)
D’autres systèmes installés sur site — Hectronic, MPS, automates programmables historiques propriétaires — sont régulièrement intégrés au cas par cas.L’audit de compatibilité ne prend que 5 jours ouvrés, sur la base d’une photo de votre installation, du modèle d’automate et d’un exemple de modèle d’exportation. La connexion physique sur site prend ensuite moins d’une demi-journée, sans interruption de service.
Conseils d’experts
Avant d’envisager le remplacement complet d’un parc d’automates programmables, nous vous recommandons de réaliser un audit de compatibilité ponctuel sur deux ou trois sites pilotes. Dans 90 % des cas, la liaison série ou le contact sec existant suffit : l’investissement passe ainsi de plusieurs dizaines de milliers d’euros à un simple module complémentaire + un abonnement à la plateforme.
Compatibilité prévue prochainement
Nos équipes techniques travaillent actuellement à l’intégration des écosystèmes suivants, qui seront pris en charge de manière native au cours des prochains trimestres :
- TSG (Technical Services and Solutions) – Le système de gestion DiaLOG et la plateforme Station Manager 365 de ProFleet
- Madic (anciennement LAFON) – Contrôleur EASYCARB et logiciel de supervision EASYCONNECT
- ALX Technologies – Terminaux de gestion ALX 308, ALX 402, ALX 602 et ALX 808
Remarque
Si votre dépôt est équipé de l’un de ces systèmes, veuillez nous en informer lorsque vous demandez un audit: nous vous indiquerons la date à laquelle l’intégration sera disponible et, en attendant, nous pouvons vous proposer une connexion parallèle des capteurs afin que vous n’ayez pas à attendre.
En l’absence d’automate programmable : l’armoire « FOUR DATA » connectée
Tous les entrepôts ne disposent pas forcément d’un système Veeder-Root, GIR, ERLA ou Tecalemit. Dans le cas des plateformes secondaires, des sites de location, des chantiers de construction ou des entrepôts de distribution récents, il est souvent nécessaire de partir de zéro. Dans ces cas-là, FOUR DATA a conçu une armoire connectée capable de gérer simultanément de 1 à 50 sondes, adaptée à l’environnement industriel et conforme à la norme ATEX grâce à une barrière dédiée.
Les mesures s’affichent instantanément sur l’écran intégré. Par défaut, les données sont transmises 24 fois par jour, c’est-à-dire toutes les heures, à la plateforme Desk via le réseau 4G. Il est possible de personnaliser les paramètres : augmentation de la fréquence, plages horaires de transmission, seuils par réservoir.
Quatre fonctions optionnelles méritent d’être abordées plus en détail, car elles correspondent à des cas d’utilisation très spécifiques sur des dépôts isolés et des sites ICPE.
Attention
Dans les zones classées ATEX, la séparation entre les zones Ex et non-Ex est impérative. Notre armoire intègre une barrière à sécurité intrinsèque (Ex ia) du côté du capteur ; le module de communication reste dans la zone non-Ex. Toute autre configuration entraînera le refus de la mise en service par l’inspecteur de l’ICPE.
Option « gyrophare et sirène »
Sur une citerne de 40 000 litres, le seuil maximal est généralement fixé à 39 500 litres. Lorsque le camion-citerne arrive et que ce seuil est atteint, le voyant clignotant s’allume et la sirène retentit : le conducteur sait, sans avoir besoin de surveiller un écran à distance, qu’il doit cesser le remplissage. Un bouton d’acquittement situé sur l’armoire coupe le signal après confirmation. Cela évite tout débordement, ce qui, avec un produit tel que le GNR ou le fioul, entraîne une pollution, une perte de produit et la nécessité de procéder à un nettoyage.
Blocage des vannes sur le déversoir
L’armoire commande des sorties relais permettant d’actionner une électrovanne d’entrée ou de sortie. En cas d’alerte de niveau haut, l’entrée est coupée afin d’éviter tout débordement, même si l’opérateur ne réagit pas. En cas d’alerte de niveau bas, la sortie est coupée afin de maintenir le niveau technique minimal du réservoir, de protéger les pompes contre l’aspiration d’air et de déclencher mécaniquement le réapprovisionnement.
Affichage instantané sur l’automate programmable
L’écran tactile affiche en permanence le volume, le pourcentage de remplissage, la hauteur et les seuils configurés pour chaque réservoir géré. L’opérateur sur site conserve un contrôle visuel direct, indépendamment du réseau mobile et de la plateforme cloud.
Option Sentinel
Le mode « Sentinel » accélère la fréquence des relevés dès qu’une variation anormale est détectée : baisse soudaine du niveau en dehors d’une plage horaire de livraison, perte continue mesurée sur plusieurs heures, écart entre des réservoirs redondants. Concrètement, il s’agit de l’option qui protège contre le vol de carburant dans les dépôts non surveillés, ainsi que contre les fuites lentes qui passent inaperçues lors d’un relevé classique. La fréquence de collecte des données passe d’un point par heure à un point toutes les quelques minutes, soit le temps nécessaire pour caractériser l’événement et déclencher l’alarme.
Cette armoire figure dans le catalogue FOUR DATA dans le cadre de notre offre « dépôt », aux côtés du capteur de pression NOVA destiné aux réservoirs enterrés et aériens (carburants, GNR, B100, huiles, additifs).
Ce que vous y gagnez concrètement : trois leviers quantifiés
Pour un parc type — un distributeur de carburant approvisionnant 100 réservoirs de clients avec 5 camions et effectuant 30 livraisons d’urgence par an —, nos déploiements génèrent en moyenne :
Données issues d’un profil type : distributeur de carburant, 100 réservoirs clients, flotte de 5 camions parcourant 30 000 km par an
Mais le véritable levier en 2026 va au-delà de ces chiffres opérationnels. Avec le Brent à 119 dollars, un cours susceptible de retomber à 90 dollars puis de remonter à 130 dollars en l’espace de quelques semaines, le maintien des marges dépend de la précision avec laquelle les achats sont alignés sur les niveaux réels de la flotte. Un distributeur qui visualise les niveaux de ses 40 dépôts et de ses 200 réservoirs clients sur un même graphique gère ses commandes d’achat différemment. Il évite la surstockage en période de forte demande. Il évite les ruptures de stock lorsque le marché s’inverse. Il ne navigue plus à l’aveuglette.
C’est le résultat de la connexion d’un automate Veeder-Root, GIR, ERLA ou Tecalemit à la plateforme FOUR DATA. Ce n’est pas une révolution. C’est simplement un moyen de remettre en circulation les données qui dorment dans vos installations techniques.
Foire aux questions
Prenez le contrôle de vos dépôts isolés
Si vous exploitez plusieurs sites équipés de Veeder-Root, GIR, ERLA, Tecalemit ou de tout autre capteur automatique, et que les données ne quittent pas vos locaux, vous disposez probablement déjà de l’infrastructure nécessaire. Il ne manque plus que le flux de données et la couche de centralisation.
Nos équipes vérifient le modèle installé, déterminent la méthode de raccordement la plus adaptée (liaison série, contact sec, capteur parallèle) et vous envoient un schéma avec devis. François Clément et l’équipe Grands Comptes France sont vos interlocuteurs.
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